ORAF-CISL Nairobi : Solidarité avec les 2 syndicalites detenus à Agadir

2 mai 2007

         

Objet : Arrestation de syndicalistes.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,                              

L’Organisation Régionale Africaine de la Confédération Internationale des Syndicats Libres (ORAF-CISL) qui comptent 15 millions de membres et qui regroupe 63 organisations nationales dans 48 pays d’Afrique dont l’Union Marocaine du Travail (UMT), par ma voix, se dit très préoccupée par la situation sociale qui prévaut actuellement dans le secteur agricole de la région d’Agadir.

En effet, les différentes informations qui nous sommes provenues de la part de notre affiliée l’UMT, font état de répressions et de persécutions dont font constamment l’objet les ouvriers agricoles de la société espagnole « Innovations agricoles » pour avoir tout simplement exercer un de leurs droits fondamentaux au travail, à savoir celui de la liberté syndicale consacrée par la convention 87 de l’OIT dont votre pays est mandant. Le dernier acte de violation de ce droit par les autorités marocaines est l’arrestation le 1er mai 2007, de cinq syndicalistes dans les locaux de l’UMT à Agadir alors qu’ils venaient tout juste de prendre part aux activités entrant dans le cadre de la fête du travail.

Pour choquantes qu’elles soient, ces arrestations ne sont guère surprenantes. En effet, cela fait plusieurs mois que nous avons été alertés de mesures de harcèlement contre le les ouvriers agricoles de la région d’Agadir parce qu’ils se sont constitués en syndicat et se sont affiliés à l’organisation de leur choix à savoir l’UMT.

Excellence,

Au vu de ce qui précède, l’ORAF-CISL, au nom de ses 15 millions de membres, condamne avec la dernière énergie les actes de violence aveugle perpétrés à l’encontre des syndicalistes et leur arrestation arbitraire et vous demande instamment de donner instruction à votre gouvernement pour la libération immédiate et sans condition des camarade Abderrahim KARRAB et Elmehdi ELKERKOUCH et l’arrêt immédiat et sans condition de harcèlement des syndicalistes..

Tout en espérant que notre appel sera entendu, veillez agréer Excellence, l’expression de ma très haute considération.

Au vue de tout ce qui précède, nous tenons à réaffirmer que l’arrestation des camarades syndicalistes est sans fondement et prenons à témoin la communauté internationale de des atteintes flagrantes et répétitives aux droits humains et syndicaux par les autorités de votre pays. D’autre part, nous tenons à attirer votre attention sur les conséquences de cette dérive autoritaire que votre pays risque d’encourir.

Aussi nous vous prions instamment, Excellence Monsieur le Premier Ministre, de donner instruction aux autorités compétentes de faire relâcher, immédiatement et sans la moindre condition, nos collègues et de faire cesser séance tenante toute mesure de harcèlement et de répression contre le mouvement syndical marocain.

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D’ores et déjà,  je vous remercie de bien vouloir réserver une suite attentive à la présente et vous prie d’agréer, Excellence, l’expression de ma très haute considération.

      
Face à la crise de l’école, à la menace qui pèse sur le devenir des travailleurs des Industries Chimiques du Sénégal, à la crise de l’emploi, à la vie chère, ce n’est pas dans l’intimidation et la menace que se trouvent les solutions, mais dans la satisfaction immédiate des revendications des travailleurs, à travers lesquelles tous les sénégalais se sentent aujourd’hui concernés.

Vous devez vous convaincre que les revendications des travailleurs sénégalais qui ne visent autre chose que l’amélioration de  leurs conditions de vie et de travail sont légitimes et que le seul instrument indispensable pour préserver la cohésion et la stabilité sociale sans laquelle il ne peut y avoir de progrès durable, reste et demeure le dialogue social franc et sincère.

Le secrétaire général

                                               

Andrew Kailembo

AMPLIATION :       

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